• La Geste d'Orphée. (V et fin. La mort d'Orphée)

    V – La Mort d’Orphée

    Je porte le cruel comme un pieu qui me fouaille
    Il me suit me transperce en tous points où que j’ailles
    Il est ma destinée
    Je suis l’amant maudit le parangon des lâches
    Un seul regard, un seul! J’ai failli à ma tâche
    Et le gouffre a parlé

    Je promène mon deuil dans les jardins d’Achantes
    Et compose des vers qu’écoutent les Bacchantes
    Où je pleure mon vice
    Elles écoutent en silence cette douce musique
    Chaque note, une larme pour l’instant fatidique
    Pour ma belle Eurydice

    Ce qui sort de mes yeux n’est plus Amour mais pleurs
    J’ai remisé mes armes et j’ai plongé mon cœur
    Dans un lac de remords
    Les muses me convient à des fêtes ancestrales
    Mais toujours je m’éclipse avant ces Bacchanales
    Pour noyer mes accords

    Lasses de me voir repousser leurs avances
    Et chanter à l’encan ma foi en l’abstinence
    Jalouses d’Eurydice
    Elles ont coupé ma tête et dispersé mon corps
    Aux quatre vents de l’Est et au deux vents du Nord
    À tous les vents propices

    Elles ont donné ma tête aux marins de l’Argos
    Afin qu’il la dépose une nuit à Lesbos
    Le sanctuaire des poètes
    Les nuits de solitude on entend un doux chant
    Qui vient bercer les vagues sous le firmament
    Ce chant c’est ma conquête

    Le parcours d’Orphée parvenu aux enfers
    Pour sauver Eurydice d’une mort sectaire
    Et qui a échoué
    Parce qu’il était trop fier parce qu’elle était trop belle
    Et n’a su s’empêcher de mettre un œil sur elle
    Avant que d’arriver.


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